« Art et Politique » s’est déroulé pour le mieux

« De toute façon il ne peut pas faire autrement ; il sait que toute oeuvre comporte sa propre critique alors autant qu’il choisisse qui va la faire et en général, c’est moi! »

Vendredi et samedi derniers le Bureau des Arts de Sciences Po à Poitiers a organisé deux soirées à la Chapelle des Gaillards donnant rendez-vous à la danse, le théâtre, la musique et la photographie. L’intention première était la rencontre des passions communes: l’art et le politique. C’est avec succès que les présents ont pu voyager à travers les danses de l’Amérique Latine, visiter dans un musée très vivant et découvrir des visages cachés bulgares, sahraouis et angolais dans une chapelle mise à l’œuvre pour l’occasion. Dans un cadre qui s’y prêtait, forcément, « Art et Politique » s’est déroulé pour le mieux.

Le spectacle de danse, « Diarios de América Latina », était un pari osé puisque les danseurs et danseuses ont expérimenté avec une grande diversité de styles allant du néoclassique jusqu’à la bachata, du tango à la salsa en passant par des danses indiennes. Une mixité en accord avec les différentes origines des danseurs et de leurs différentes formations. Il se doit alors comme il le faut de saluer les professeurs qui ont su travailler avec cette hétérogénéité pour qu’elle devienne un atout et créer un fil conducteur qui vous tenait en place du début jusqu’à la fin du périple. Soulignons le talent de certains danseurs, dont un invité tout à fait spécial, Mathieu Dupré, qui nous ont coupé le souffle pendant quelques instants. Le résultat obtenu était à hauteur de la volonté et du travail mis en œuvre par chacun d’entre eux.

Sans oublier le motif qui nous réunissait tous, les danseurs nous ont rappelé à travers une gestuelle implicite les inégalités socio-économiques, l’intolérance culturelle, la prostitution forcée ou encore l’homophobie. Autant de problèmes qui surplombent le continent Ibéro Américain et face auxquels une prise de conscience de la part du voyageur, référant pour le spectateur, est nécessaire.

La deuxième partie de la soirée était consacrée à la musique en direct. Un groupe improvisé composé de trois guitaristes, une batteur, un violoncelliste et une chanteuse ont interprété plusieurs thèmes dont un qu’ils avaient eux-mêmes composé « Máscaras Caídas ».

Enfin, pour finir, 14 acteurs ont interprété l’œuvre de Jean Michel Ribes « Musée haut, musée bas ». Une mise en scène arrangée aux ressources disponible et qui ne nous a pas éloigné de l’essence du texte original de Ribes. Sous un ton aussi comique que burlesque, les acteurs ont su faire rire le public à de nombreuses reprises. Une visite guidée historique de l’évolution des perceptions et critiques de l’Art avec un regard ironique qui se moque des hommes mis à exposition. Une comédie humaine qui fait fait intervenir des problématiques encore présentes dans la société comme la sexualité, les changements environnementaux ou encore la violence.

Ainsi bien, l’Art et le Politique semble avoir trouvé une fois de plus un point de rencontre parmi les étudiants de Sciences Po à Poitiers. Une revendication d’autres vecteurs de politisation de la société entre latinos et différents spectateurs poitevins dans la bonne ambiance inhérente à notre campus. »

Sandro MARTIN, BDA

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