Soleil et plaisirs

Article écrit par Manuel Farez.

Pour les amateurs du Soleil, de bonnes nouvelles.
Dans quelques semaines, quelques jours, la candeur chaleureuse des jours de printemps nous revient! Le temps où F. restait tout seul (ou plutôt seul parmi les siennes) à la maison en train de voir un film, boire du thé et manger des Haribos est presque fini. Profitons de cet agréable changement saisonnier pour nous accorder un moment de plaisir et dire «au revoir» à l’hiver. Pour les amoureux du cosy et de l’intimité, le Muralito vous suggère aujourd’hui une savoureuse combinaison cinéculinaire. Des pommes farcies aux noix  avec glace à la vanille pour accompagner un grand classique du cinéma.

Le dessert que nous vous proposons est un hédonisme d’excellente facture, facile à concocter. Quelques pommes, des noix, du citron, du miel, du gingembre et de la cannelle en poudre. L’opération à suivre vous rappellera sans doute le bloc opératoire du Dr. Mengele mais, que nenni, nous vous garantissons un résultat délicieux.
Scalpez le haut des pommes en gardant le bouchon avec le pédoncule. Dépouillez les pommes de leur chair en creusant par le haut, vous devez obtenir une sphère vide d’un bon centimètre d’épaisseur. Coupez la chair extraite en petits cubes dans un bol et ajoutez y les cerneaux de noix concassés, le miel et  une pincée de gingembre. Mélangez bien le tout et fourrez les pommes avec cette farce. Saupoudrez généreusement de cannelle (ou de sucre à la cannelle éventuellement) et refermez vos pommes avec les petits «chapeaux», comme dirait F. Serrez-les dans un plat et enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 20 à 25 minutes. Pour de succulentes pommes croquantes et une farce fondante, décoiffez vos pommes et laissez-les cuire encore 5 minutes. Et voilà! Reste à ajouter quelques boules de glace à vanille malgache et le tour est joué.

Enfin, pour accompagner ce savoureux mets il vous faut un vrai régal pour les yeux. Nous vous proposons un majestueux chaudfroid cinématographique qui, de l’hiver rigoureux du Colorado à la faramineuse mansion de Xanadu, en Californie, vous fera traverser la vie d’un homme, son temps, son oeuvre et… ses mystères: Citizen Kane!

Sorti en 1941, ce film en noir et blanc raconte l’histoire de Charles Foster Kane, magnat de la presse américaine. Son dernier soupir – «Rosebud» – ouvre l’intrigue, que Thompson, un journaliste, tentera de déchiffrer, n’ayant que le mystérieux passé de Kane à sa disposition…

Premier film extrêmement abouti et maîtrisé de l’histoire du cinéma, il transcende son époque par son mysticisme et le surnaturel qui l’envoûte: Orson Welles n’a que 25 ans lorsqu’il réalise et incarne Charles Foster Kane, le personnage principal de son premier film, monté sur chèque blanc.
Aussi mégalo que la sommité qu’il dépeint, Citizen Kane s’impose alors comme une énorme fresque à la fois sobre et baroque qui acquiert rapidement le statut de film total: innovations narratives inédites,  intronisation méticuleuse de la profondeur de champ, récit chapitré, flash-backs, contre-plongée, l’oeuvre de Welles inaugure la quasi-totalié des armes du cinéma moderne.

Bien que sa constante virtuosité puisse vous faire redouter une espèce d’efficacité terroriste parfois étouffante, vous ne devez pas manquer ce film! Il reste au final d’une humanité très simple et accessible, mais toutes fois pleine de charmes et de singularités. Et sa subtile et légendaire note de fin vous laissera un goût aussi suave que votre dernière cuillerée de pomme farcie.

Bonne délectation.

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