Festival Art et Politique 2010-2011

Le Festival s’est dorénavant érigé en un événement majeur de notre année universitaire. Ceux qui s’y consacrent, s’engagent dans des moments de travail et de détente ; des prises de tête et des fous rires. Ils jouent, ils dansent, ils chantent, ils ne dorment pas. Ils crient, ils voltent, ils virevoltent, ils ne s’arrêtent pas. Le tout est un spectacle, de créativité, de solidarité, d’envie et d’énergie ; bref, un tourbillon de vie.

Je vous écris comme un ancien combattant. Je suis de la vieille moi. J’ai pleuré la fermeture d’El Eterno après avoir fêter la révolution cubaine. Mais, cette année, le festival prit une toute autre orientation. Les organisateurs firent le choix de Delacroix optant pour La liberté guidant le peuple ! Le théâtre nous donna un délicieux avant goût de ce qu’ils trament. Seuls les grands sont audacieux, Victor Hugo mis un bonnet rouge au vieux dictionnaire, Les Saltamontes ont eux entrepris La volution et firent enfilé des chaussettes à La Liberté. Le peuple suivra-t-il ?

On en sait pas plus, cette année encore il n’y aucun polichinelle dans la troupe pour partager le secret. Nous sommes tenus en haleine, guettant le moindre indice ou rebondissement. C’est avec une grande virtuosité que l’illusion comique a déjà commencée et pourtant les Saltamontes cherchent encore leur déguisement et en appellent à la solidarité du campus !

J’écris et nostalgique j’entame l’une des chansons de l’année dernière dont la chère présence nous rappelle sa majesté El Commandante Sanchez Cano, les Diva Mélanie et Anna… Je fredonne La Memoria et souris : Orphée, lui est resté.

D’autres l’ont rejoint. Flavio, trait d’union entre deux générations, entre deux continents, entre Canta Historia et Mar Aberto.  Avec deux guitares et une basse, un violon, un violoncelle, une harmonica et un saxophone… flûte ( enfin clarinette), j’oubliais le Cajon,  Mar Aberto nous émeut chaque fois plus. Bolivar vibra sur des chants ibériques parmi lesquels, je tiens à le dire, le Portugal a clairement trouvé une ambassadrice angélique. Après Toro Mata, Venancia ou Mojado, les pavés de Notre Dame pensaient que la relève ne pourrait jamais être de taille. Elle l’est, elle l’a chanté, nous en étions bouche bée, remués par une canção do Mar.

Et la danse ? La première réunion eue lieu chez Valeria, anciennement Junisa – décidément ce festival est aussi une histoire d’héritage. Entre deux mouvements inopinés, dont elle seule a le secret, et un cri typique : « Café », cette fantastique créature commença par nous montrer des vidéos qui présageaient les qualités scéniques et chorégraphiques de la muse. Silvia, Stefano, Flavio et moi regardions et imaginions. Cette année, Silvia et Valeria mettent Flamenco à l’honneur ! Les robes arrivent tout droit du Venezuela et ne font qu’embellir les mouvements de nos sublimes danseuses. Une nouvelle recrue en échange confirma la présence du Tango. Au filage, la troupe 2010-2011 ne ressemble en rien à  la précédente. 15 jours avant la levée de rideau notre troupe danse contre la montre. Une adrénaline qui ne rendra la spectacle que meilleur.

Bien des choses seraient à redire et ces lignes manquent ostensiblement d’objectivité. Mais soyez sûrs d’une chose, Le Festival Art et Politique 2010-2011 vous fera rêver.

Article écrit par: Luc Aldon

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