Titi au calme – interview exclusive du directeur

C’est la rentrée : le Mural a donc décidé d’interviewer Tilman Turpin, le directeur du campus. Que vous soyez un nouveau ou un ancien, vous avez encore bien des choses à apprendre sur notre directeur…

Journal Mural : Votre genre de vacances préféré ? Plutôt chiller au Festival d’Avignon, ou se vautrer avec Martini à Cannes ? Peut-être escalader le Jura ?

Tilman Turpin : Non, mes vacances, c’est du repos. Visiter des choses de préférence belles, dormir, et surtout bien manger. Sans devoir me lever très tôt pour vous encourager à être en classe à 8 heures. Mes vacances idéales ; tranquille, et bien manger.

 J M : Polynésie française ?

T. : Ah non ! Là j’étais en Italie. Par contre plus de pizzas et de glaces jusqu’à la fin de ma vie. J’étais en Toscane pour être plus précis, il y a beaucoup de belles églises là-bas.

J M : Le film de l’été et le bouquin à emporter à la plage selon vous ?

T.T. : Je n’étais pas à la plage, j’étais à la montagne. Parce que le sable et la gastronomie ne se mélangent pas très bien. Le livre c’était une série de quatre ou cinq romans policiers historiques, d’Andrea H. Japp. Et le film c’était des Blake et Mortimer avec ma fille de huit ans, sur ordinateur.

J M : L’anecdote de vos vacances ? Une histoire marrante à raconter en rentrant à vos voisins, vos amis, à Kévin Parthenay ?

T.T. : Drôle dans le sens « on s’est bien marrés » ou « on a eu un problème » ? Non, j’ai vécu des choses belles. Mais drôles… Le prix de la glace a augmenté avec une inflation de 100% depuis ma dernière visite dix ans plus tôt. Ah si ! J’ai une histoire très drôle, mais qui finalement est triste en même temps. Avec ma femme on est allés faire des courses, sa machine à coudre était cassée, le supermarché avait une offre spéciale. Elle avait choisi un carton, je lui ai dit « non, il m’a l’air un peu abîmé ». J’en ai choisi un autre. Mais le tout payé, une fois l’emballage dans le coffre entre le saucisson et le vin, ma femme a décidé de vérifier le contenu. Quel a été son étonnement lorsqu’elle a constaté qu’au lieu d’une machine à coudre, il n’y avait que des bouteilles d’eau. Et le plus étonnant était que le carton pesait le poids exact ! Très étrange de retourner voir la directrice en mentionnant ça.J M : Une astuce de star de campus pour avoir un corps de rêve à la plage ? Le détail physique pour toujours rester au sommet de la hiérarchie, l’icône du campus ?

T.T. : Toujours aller à la plage en costume-cravate.

J M : Votre meilleur souvenir de l’année dernière ?

T.T. : Il y en a tellement. Y’a des grands moments, des petits moments quotidiens… Déjà un moment de partage, de joie, de pleurs, le Gala. Le retour de Lisbonne, quand certains élèves m’ont dit merci, c’est une récompense énorme. Les patrouilles pour détecter vos tactiques de sommeil les yeux ouverts en conférence, encore une fois à Lisbonne, lorsque tous les élèves n’ont pas la chance d’avoir des lunettes opaques qui cachent la vue. L’entraînement de rugby, après mon accident, quand je suis venu en béquilles. C’est un ensemble. La première fois qu’un étudiant m’a dit « Bonjour », ce fut extraordinaire, je me suis senti à ma place.

J M : Qui est ce premier brave être des familles ?

T.T : C’était Philippe Atgé.

J M : Ca ne m’étonne pas trop.

T.T. : Moi non plus ! Voir que ça s’instaure, que nous ne sommes pas des étrangers pour vous. On vous ramène à la maison, on parle de vous à nos conjoints (rire). Voir la fin des IP avec seulement 12 fiches d’incidents. Les sourires devant la liste d’affectation de 3A. Les happy galops, les happy kebabs le vendredi soir, le samedi midi…

J M : Un peu dans le même sens, une bonne résolution pour l’année qui commence ?

T.T. : Ne pas reprendre la cigarette. Même la cigarette électronique. Ça fait un mois hein? Maintenant je compte sur vous pour m’aider à tenir (rires). Plus sérieusement, la bonne résolution pour l’année ça serait que tout se passe au mieux. Et surtout que la nouvelle aventure qu’on fait cette année, c’est-à-dire aller à Madrid avec les deux promos, se passe bien. En général, juste donner le mieux de soi même tous les jours c’est déjà une résolution pas mal. Mais surtout je pense ne pas reprendre la cigarette.

J M : Venons aux questions controversées. Quelle équipe avez vous supporté à la finale de la Coupe du Monde ?

J’étais, bien sûr, bon bien sûr je sais pas, (hésite) pour l’Allemagne. Dans le foot, je supporte toujours l’Allemagne. Et j’étais très gêné quand ils ont marqué autant de buts au Brésil. J’étais très étonné même, parce que je ne pensais pas qu’ils allaient gagner ce match. Et en même temps, j’étais très content parce qu’ils ont été très professionnels : ils auraient pu dire «bon, on arrête, on se met tous dans les 7 mètres » et ils ont continué le match jusqu’à la fin. Je l’aurais peut-être espéré pour la France, pour qu’il y ait un petit point supplémentaire de croissance, quelques naissances en plus, pour qu’on ait plus de subventions de l’Etat mais bon on verra on 2018. Après, c’était une très bonne année pour les latinos. Enfin, même si les vieilles équipes européennes, le Portugal et l’Espagne, se sont fait retoquées, il faut quand même reconnaître que certaines équipes qui n’avaient pas très bien joué sur la scène internationale ces dernières années, comme le Costa-Rica ou l’Uruguay, se sont très bien portées. C’était le mondial de l’Amérique Latine, là il y a rien à dire.

J M : Enfin, et même si vous n’aimez pas la plage, speedo ou shorts de bain ?

Les speedo, c’est les fameux moule-bites non ? (rires) En tant qu’étranger j’ai le droit d’utiliser ce type de vocabulaire peu approprié. Alors, ça dépend, quand je vais nager, les speedo c’est quand même plus pratique. Sinon, comme j’ai dit, à la plage, je préfère costume cravate. Rien n’empêche, qu’à l’australienne, on puisse mettre un pantalon court, etc. Dans un esprit de frivolité estivale, évidemment. Ceci dit, là d’où je viens, en Allemagne, il fait tellement froid, qu’on aurait aucun problème à aller à la plage en costume cravate. Vous allez rigoler, mais je suis le prototype de l’allemand, en été je porte des Birkenstock. Ça, vous le notez pas pas par contre. (rires)

J M : Pour finir, un mot pour qualifier l’année ?

T.T : Excitante.

Article écrit par: Afonso Oliveira et Louki Géronimo Richou

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