Dans les coulisses du Festival

A une semaine du lancement de la septième édition du Festival Art et Politique,  organisé par l’association du Bureau des Arts (BDA), les co-présidentes Noémie LOSADA et Faustine COLOMBIER ont accepté de répondre à nos questions.

 

Tout d’abord, pourquoi ce thème, « Jeunesse, lève-toi »?

Nous souhaitions orienter le Festival sur une dynamique actuelle : l’engagement de la jeunesse. Partout dans le monde, des soulèvements populaires, portés par des valeurs de cohésion sociale, de libertés et de participation, se multiplient. Ces revendications et cette volonté d’agir posent notamment la question du rôle de la jeunesse, souvent stigmatisée par les stéréotypes, qui l’assimilent à une apathie et une indifférence infondées.

Il est par ailleurs intéressant de voir le nombre de manifestations actuelles qui s’oriente autour de ce thème, qui résonne d’une toute autre manière depuis les attentats du 7 janvier.

 

Pouvez-vous nous expliquer le calendrier que vous avez suivi pour la mise en place du festival ?

La réflexion a débuté dès que nous avions l’équipe au complet c’est-à-dire fin septembre. L’idée de mettre la jeunesse au cœur du Festival nous est ensuite venue assez rapidement.

Nous avons élaboré un plan précis pour éviter toutes les sueurs froides de dernière minute. Dans un premier temps, d’octobre à décembre, nous avons tout d’abord travaillé sur l’idée, sur la programmation puis avons commencé à chercher les partenaires financiers et les salles pour nous accueillir. Ce n’était pas une mince affaire : les salles de spectacles prévoient en général leur programmation un an en avance ! C’est aussi à cette période-là que nous avons commencé à prendre contact avec des intervenants extérieurs, mais aussi avec la Mairie, qui nous a beaucoup aidés en nous donnant des conseils et en nous prêtant du matériel.

En janvier et en février, tout s’est accéléré, avec la réalisation de l’affiche, la confirmation de la mise à disposition des lieux de représentation, et la prise de contact avec les techniciens-régisseurs pour le concert extérieur. Enfin, en mars, nous nous sommes surtout consacrés à la communication, avec le lancement du site, la réalisation des communiqués et des dossiers de presse, mais surtout la diffusion et le tractage des affiches et brochures.


D’ailleurs, pouvez-vous nous parler un peu de l’affiche ?

C’est en voyant un panneau de signalisation qui représente un adulte tenant un enfant par la main qu’a surgi la première idée. Nous avons ensuite fait appel à Nathalie Louvet, maquettiste et infographiste, pour une mise en forme professionnelle du projet.

Un personnage stickman noir anonyme (et donc à la portée universelle) est ainsi représenté gravissant avec ardeur une montagne de papier qui symboliserait tout un héritage de lutte. Vous reconnaîtrez sans doute le mouvement de Mai 68, l’appel à volontaire (si significatif dans notre campus !) de Hunger Games,  la révolte des parapluies, une vague référence au Printemps arabe, et on vous laisse chercher également le récent Charlie. C’est donc en s’appuyant sur ces héritages du passé où la jeunesse s’est élevée pour défendre ses idéaux, que le bonhomme parvient finalement au sommet de cette montagne : le poing de contestation rejoint alors le point d’exclamation comme un signe d’espoir.

Quant à la couleur orange, nous l’avons choisie pour éviter toute connotation à des courants ou mouvements politiques. Le Festival Art et Politique n’a pas cette aspiration de politiser, mais simplement de provoquer la réflexion par l’art. Orange donc comme l’aube d’un soleil levant, un symbole toujours riche en espoir.


Eternelle question : comment permettre l’ouverture de cet évènement très sciencepiste à la ville de Poitiers ?

Bien sûr, chaque année on essaie d’améliorer le Festival et d’intégrer toujours plus d’acteurs. On a fait le choix d’intégrer d’autres formes d’arts qui ont tendance à être délaissés dans des manifestations notamment les petits nouveaux de cette année : les arts plastiques, la poésie, les arts oratoires et le patrimoine avec l’organisation du rallye.

Cette année, on était particulièrement attaché à faire de cet événement un événement poitevin et non pas un événement seulement de sciencepistes, pour les sciencepistes et par les sciencpistes. C’est pourquoi nous avons beaucoup travaillé sur la prise de contact plus directe avec plusieurs BDA (des autres campus de Sciences Po, de l’ENSMA, de l’ESCEM) ou des associations étudiantes, principalement en fac d’arts du spectacle, de sociologie, et de lettres.

Par ailleurs, nous avons aussi essayé d’intégrer au maximum d’autres acteurs de la ville. Nous avions vraiment à cœur de leur proposer de participer à certains événements qui pouvaient être ouverts, notamment le spectacle de danse au Palais de Justice, le rallye, la Soirée des Oscars ou encore la dernière après-midi. Même si nous n’avons pas toujours réussi à rassembler tous les acteurs que nous avions repérés, c’est une première approche qui mérite de continuer à être creusée : tous ont manifesté un vif intérêt pour ce Festival !

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