Les valeurs du numérique

La révolution numérique a bouleversé la façon dont nous concevons le monde, et peut-être même la vie. L’information east instantanée, imparable, incontournable. On l’accepte comme une constante alors que c’est une invention relativement jeune. On l’intègre à tout niveau de la vie sans s’apercevoir de son emprise. Tout et rien est disponible en quelques secondes. C’est commode, pratique. Pas besoin de penser trop, on a le numérique.

 

Notre génération a déjà embrassé la technologie. Elle la manie comme un troisième bras, par instinct. Les plus vieux n’ont pas cette facilité, ils ne voient pas le sens, la signification ou la direction de cette étrange nouveauté. On en critique le temps disproportionné d’usage, l’impact négatif dans les relations sociales et l’absence de morale. Certains même affirment qu’un vide spirituel dérive de cet accès illimité au virtuel. D’autres voient dans le nuage un dangereux piège

 

Pourtant, ces craintes, sont-elles fondées?

 

L’exigence de sens est intrinsèque à l’être humain. Les symboles et les rites rapprochent les hommes, construisent leur appartenance et remplissent l’angoisse. Aucune invention n’a pu enlever ce besoin et aucune personne ne vit détachée de tout emblème. Le numérique n’est pas une exception. Le symbolique de l’or passe au dernier IPhone. Les missionnaires adoptent désormais le nom de « social justice warriors ». Des nouveaux signifiants pour les mêmes signifiés, mêmes signifiants pour nouveaux signifiés. Au fond, les mots changent, le concept reste.

 

Conjointement au sens revient la question de la société, du besoin de l’autre pour se réaffirmer. Il y a dans l’interaction humaine le besoin d’un point commun. On a besoin de se sentir part d’une communauté, de se sentir compris et accepté. Voilà ce qu’offre l’internet. Toute idéologie, toute revendication, tout groupe d’intérêt peut être retrouvé. Pourquoi vivre seuls dans le réel si mille amis nous attendent au virtuel ?

 

La morale, elle, a peut à dire : toutes les doctrines sont permises. Aucune imposition, aucune obligation d’entreprendre un comportement plutôt qu’un autre. Le déclin n’est que l’illusion du bon vieux temps, du passé idéalisé dans les cœurs. Le bon et le mauvais sont présents dans les deux champs, à chacun le choix, à chacun la responsabilité. Après tout, la vraie éthique dérive de soi-même.

 

Ainsi, les règles d’auparavant perdurent, seulement changent leurs expression. Peut-être les idoles ne sont plus des statues mais des « youtubers » renommés.  Peut-être les mythes ne sont plus issus de la bible mais des rumeurs en ligne. Peut-être les rites ne sont plus à l’église mais à des conventions de jeux-vidéo. Oui, peut-être tout cela est vrai. Mais… est-ce si différent ? Où bien est-ce le non-conventionnel ce que nous fait peur ?

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