Les temps courent à Poitiers

Nous sommes déjà arrivés à la fin du début, à la fin de notre premier semestre, cette première expérience à Sciences Po, ce premier traumatisme peut-être, ce premier enchaînement de jours que nous ne voyons pas passer. Ils s’écoulent sous nos yeux sans même apercevoir les galops arriver, puis les exposés qui se multiplient, les fiches de lectures sur des livres que l’on n’a pas commencés, des devoirs sur table ou maison que l’on n’imagine plus réviser.

Cet écoulement du temps nous surprend davantage que l’on sort, en soirée : la semaine d’intégration, la soirée rose, la Rainbow party, la soirée d’Halloween, la soirée artistique. On rentre fatigué, exténué ; la journée suivante est dépourvue d’activités. On perd notre temps sur un groupe de conversation, pendant les cours magistraux. Au final, les maîtres de conférence sont payés pour faire cours à une moitié d’amphi absente et à une autre en train de discuter avec les présents. Ces minutes que nous perdons bêtement deviennent d’autant plus dramatiques quand on se rend compte qu’il nous manque la moitié du cours, que les partiels approchent et qu’on n’a pas fait grand-chose encore. Que trois mois nous semble bien plus court que prévu. Où sont passés Septembre, Octobre et Novembre ? Ils sont partis. Oui, on est déjà en Décembre !

Parmi les retards, les mauvaises notes, voire la défaillance, on en retient bien plus. Nous avons passé peut-être un premier semestre difficile, qui demande d’être attentif, de travailler, d’être régulier. Mais l’on s’est aussi découvert les uns les autres. On a appris à se connaître, des amitiés se sont formées, des couples pour les plus chanceux. On a décidé de se soutenir par la solidarité. Nous avons tout donné, nous nous sommes surpassés. Même si le Week-End InterCampus n’était pas aussi favorables que prévu aux poitevins, nous nous sommes battus, siempre juntos. Aux soirées, on s’est amusé, pour oublier les peines et juste passer un bon moment. Ce qui nous marque encore, ce sont tous les événements, les conférences, les expositions sur les murs du campus par les projets collectifs, les meilleurs professeurs qu’on ait jamais eus.

Puis l’on se dit qu’en tant que 1A, on a déjà fait ¼ de nos deux ans à Poitiers, que la première année est déjà presque terminée, que les deuxièmes années vont partir alors qu’on s’attache à eux. On fait un retour, comme je viens de faire ; on pèse le pour le contre. On se remet en question sur sa capacité à valider sa première année, d’autant plus que ceux qui frôlent la défaillance n’ont plus d’autre choix que de venir en cours. On se demande si c’est la bonne école qu’on a choisie, et quelle majeure pourrait être à notre goût. Et après avoir tourné en rond, l’on s’est aussi soi-même persuadé que l’on arrive à survivre loin de maman et papa, parce qu’après un semestre on est toujours en vie.

Cependant, les partiels sont à la fin de la semaine. Toi, sciences-piste de Poitiers, va réviser ! Quand ils seront terminés, Noël arrivera, une nouvelle année commencera. Et n’oublie pas de revenir en pleine forme pour Hunger Games 2 : c’est aussi le retour des IP.

-Eva FTN

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