Malheur aux libertariens, Milton Friedman n’est pas le bourreau de la gauche

Titulaire du prix Nobel de 1976, l’ardent défenseur du libéralisme éblouit par la rationalité de son raisonnement. Nul n’oserait lever la voix contre un argument si logique, même le mélenchoniste sait repérer l’intersection de deux droites. Dans un autre coin de la salle, le libéral est fier. A peine deux heures de CM d’économie passées et il a déjà trouvé l’équilibre du marché. En un quinquennat, il serait capable de redresser l’économie d’un pays. Quant à la cause ouvrière, il se justifiera: “Tu ne connais pas le chômage naturel ?”. Lutter pour le bien être commun semble impossible face au fatalisme des points de convergence.

Doté de son livre rouge, le jeune communiste cherche à retrouver le réconfort dans ses pensées. Les yeux errants, il repère le portrait de Che Guevara accroché contre le mur, le drapeau est un de ses acquis des soldes d’été. Il est la figure de la révolution, un héros. Le jeune n’oserait pas employer le terme “martyr”, l’adoration n’est pas propre aux esprits élevés. Il se souvient des bons moments passés avec lui, la manifestation pour l’égalité des genres a été d’ailleurs un succès. Quant aux atrocités commises par “El Comandante” il n’en fait pas grande affaire, viols et meurtres semblent être les effets collatéraux d’une révolution.

Cependant, les graphiques ne vont pas l’emporter. Il est indispensable de se souvenir que l’économie se base sur des observations empiriques. Le premier constat anthropologique est le principe de la non-satiété. Néanmoins, contrairement aux machines, la raison d’être humaine n’est pas figée. Selon Max Webber, la Réforme Protestante est à l’origine de l’éthique du travail du capitalisme. Cette réforme datant du XVIè siècle, l’idée rumine quelques siècles avant d’atteindre l’apogée capitaliste, de la même manière que l’idée d’une société plus juste peut être conçue et nous guider vers un monde moins inégal. Certes, tout travail mérite salaire, mais quel travail aurait pu entreprendre un homme pour mériter d’être plus puissant que tout un pays? Je vous défie, vous lecteurs, de m’apporter une réponse.

Le changement doit être idéologique, n’importe quelle prise de pouvoir illégitime est condamnée à l’échec, le changement doit se faire par le biais démocratique, toute violence, même au service de la paix, demeure violente. “Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, ce qui importe, c’est de le transformer” dit Marx, nonobstant, le changement n’est possible qu’à travers une prise de conscience collective. La révolution doit être lente pour s’achever, 1789 ne marque pas une fin mais le début d’un processus.

L’étude économique indique un équilibre du marché dans une époque donnée. Il est fort possible que l’esclavage soit dit paréto-optimal. Le travail à la mine a déjà été le modèle économique des puissances mondiales. Il y a 100 ans, les congés payées n’existaient pas. La seule linéarité temporelle est la progression des acquis du travailleur, sommes-nous au point final? D’après le journal BBC, 62 personnes aux monde détiennent plus de richesses que la moitié du globe terrestre. La gauche a du travail à faire…

-Nicolas NETTO SOUZAmilton-friedman

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