Mission égalité 

Mardi 10 octobre, une réunion à propos de la mission égalité et de la mission cellule de SciencesPo s’est entretenue sur le créneau de midi pour l’ensemble des 2A. Le thème principal de cette séance, l’harcèlement et les dispositifs institutionnels d’aide, éveillent en effet des fortes réactions dans le campus. Dès l’année dernière, plusieurs élèves ont exprimé leurs inquiétudes face à l’absence d’information à ces sujets, tout en critiquant l’administration par l’absence d’action face aux problèmes rencontrés. Régine Serra, Référente Egalité Femmes-Hommes de Sciences Po et responsable de la cellule de veille contre le harcèlement sexuel, s’est donc déplacée afin de présenter le programme et répondre aux questions des étudiants.

Présentation du programme

Mme Serra a soulevé deux dispositifs du programme : la mission égalité femme-homme et la cellule de veille contre le harcèlement sexuel.
La première mission se centre dans des actions multiniveau contre le sexisme. Ainsi, on peut soulever les actions de dénonce du sexisme ordinaire, une lettre ouverte sur l’égalité des genres et des rencontres aussi bien avec les étudiants comme avec le personnel administratif et les enseignants. Ces actions ont pour objet de promouvoir l’égalité dans l’ensemble de l’institution.
La deuxième mission a pour objet le harcèlement sexuel plus spécifiquement, incluant les discriminations subies par la communauté LGBT. Cette cellule reste indépendante de l’administration et gère la violence depuis le sexisme ordinaire, jusqu’à les délits de harcèlement et les crimes de viol. La cellule est composée de 8 spécialistes, dont des praticiens (psychologues et psychiatres) et du personnel administratif. Plus spécifiquement, elle gère les dossiers des procédures disciplinaires internes, mais aussi des procédures externes devant la loi si la victime le souhaite et le dossier porte suffisamment d’évidence. À niveau disciplinaire, seul le directeur Frédéric Mion peut entreprendre des sanctions vis-à-vis des élèves. D’autres instances se spécialisent dans les sanctions vis-à-vis des enseignants et du personnel administratif. En matière pénale, la cellule peut constituer un appui et de l’accompagnement mais ne peut pas déposer plainte : cette responsabilité revient à la victime sauf cas exceptionnel qui nuise profondément l’institution ou son image.

Séance de questions

Question: En cas d’une situation en dehors du campus, qu’elles procédures suivre ?
Réponse : La cellule accompagne toutes les victimes, que les faits se passent à l’intérieur ou à l’extérieur du campus. Selon la nature des faits, plusieurs démarches hors-SciencesPo peuvent être envisagées
Viol : il est recommandé de se diriger directement au commissariat pour poser plainte et poursuivre les examens medico-légaux. Ces examens ne sont juridiquement valides que si demandés par le commissariat et faits dans les 72h suivant les faits. Il ne faut donc pas aller à l’hôpital ni attendre pour porter plainte. Il est aussi recommandé d’y aller avec une personne de confiance.
Délit : les délais ne sont pas aussi urgents. Il est possible de porter plainte à tout moment et des examens communs des médecins traitants constituent une preuve suffisante.
Il faut savoir qu’il y à toujours un expert sur les violences sexuelles dans les commissariats à Poitiers ainsi que un service d’interprétation pour les ressortissants étrangers. Porter plainte est important : statistiquement les plaintes déposées ne forment qu’une fraction des cas et cela a un effet négatif sur le combat contre les violences sexuelles.

Question : Il n’y a pas du personnel formé à Poitiers, la seule option de soutient se retrouve-t-elle à Paris ?
Réponse : À niveau du campus, des partenariats avec la CHU et l’inclusion d’un pôle santé dans les nouvelles installations vise à offrir un soutient psychologique continu. Les membres de la cellule peuvent se déplacer si besoin, ou encore, déplacer l’élève à Paris si souhaité. Dans le cas des stages et des 3A, il y a aussi l’option des entrevues Skype. Dans tous les cas, le soutient juridique, psychologique et psychiatrique est donné périodiquement : chaque deux jours ou chaque deux semaines selon le diagnostic et la volonté de la victime.

 

Question : Qui juge du besoin ou non des mesures disciplinaires ?
Réponse : Si le témoignage d’un délit a suffisamment d’éléments pour le considérer grave, la cellule à obligation d’informer le directeur. Il n’y a pourtant aucune mesure concrète sans le consentement de la victime. Si le directeur juge que les éléments du dossier sont suffisamment importants, alors il peut demander une enquête et déterminer les mesures disciplinaires à prendre. L’ensemble de cette procédure part toutefois du principe d’innocence afin d’éviter n’importe qu’elle fausse accusation.

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