Objectivity

According to Kelsen, any proper study has to follow a perfectly strict and precise objectivity. The neutral position adopted by the scientists allows them to be rigorous, as well as to find real answers without being driven by the heart’s desires nor the personal biases. It gives science a sort of status, of legitimacy not found in other domains such as literature or philosophy. In fact, Kelsen is not the only one to praise objectivity.
On the other hand there’s subjectivity, the demon that blurs reality and fools people. The same subjectivity that justifies fear and violence, love and revenge, as an always-changing danger, an unstable realm. Incertitude and chaos, subjectivity’s hearth.
The scientific method builds its pride in the apparent neutral analyze of facts. Facts, taken as they are, without any subjectivity in them, are seen as indisputable. There’s no danger, only stability once we drain all subjectivity.
However, this ideal is just absent from physical and social reality. Facts cannot be detached from the one sorting them, selecting them, observing them. Facts by themselves don’t have any meaning, just like a wave has no sound until someone hears it. And yet, we seem to forget our intrinsic participation in the construction of reality, while we delight ourselves in the most fictional of objectivities. We pretend not to have any biases while enhancing them by our negligence.
Objectivity is a fiction. A useful fiction.
We can follow the rules, accept the method and pretend it’s enough to transform fiction into reality. We can fool ourselves into thinking that our analysis is just and fair. But lies can only be effective for so long, and sooner or later someone will see the biases of our work. Our dear objectivity will crumble into pieces and our real subjectivity will shine through the same words we so carefully choose to hide it.
We can also acknowledge our own limits, our biases and limitations. We can tear apart our own work in order to understand it better. We can choose to be honest, to say clear and loud: here are our limits, beware while reading. This statement cannot undo our mistakes, but it can introduce a shadow of doubt, just a small amount of awareness useful to the truth. From then, we can only hope that the reader is critical enough to introduce a real dialectic into our biased monologue.
Yet, there’s a third path often neglected. While we try over and over to minimize subjectivity, we forget just how useful it can be. Subjectivity allows us to find patterns into the chaos, to create order from confusion and give meaning to our lives. Why do we try so hard to silence it? Why do we destroy our more useful tool? In other words, subjectivity allows us to go beyond reality’s frontiers. Planes, penicillin and steam machines, all useful inventions unthinkable without imagination. Law, society and politics, all collective mental creations. Our mind can see itself, and thus recreate the world.
Denying that profound part is not that different from reducing ourselves to automats. We already have machines to collect raw data. We have thermometers to tell us the temperature and pedometers to count our steps. But it’s our mind that decides whether it’s cold or hot, whether it’s enough exercise or not. In science there’s no conclusion without analysis, no experiment without observer and no answers without choices.
So maybe we should learn to embrace our minds, to acknowledge how subjectivity is essential to our lives.
Objectivity is a useful tool, and subjectivity too.
We don’t have to choose one or another. We can live with both.

Mission égalité 

Mardi 10 octobre, une réunion à propos de la mission égalité et de la mission cellule de SciencesPo s’est entretenue sur le créneau de midi pour l’ensemble des 2A. Le thème principal de cette séance, l’harcèlement et les dispositifs institutionnels d’aide, éveillent en effet des fortes réactions dans le campus. Dès l’année dernière, plusieurs élèves ont exprimé leurs inquiétudes face à l’absence d’information à ces sujets, tout en critiquant l’administration par l’absence d’action face aux problèmes rencontrés. Régine Serra, Référente Egalité Femmes-Hommes de Sciences Po et responsable de la cellule de veille contre le harcèlement sexuel, s’est donc déplacée afin de présenter le programme et répondre aux questions des étudiants.

Présentation du programme

Mme Serra a soulevé deux dispositifs du programme : la mission égalité femme-homme et la cellule de veille contre le harcèlement sexuel.
La première mission se centre dans des actions multiniveau contre le sexisme. Ainsi, on peut soulever les actions de dénonce du sexisme ordinaire, une lettre ouverte sur l’égalité des genres et des rencontres aussi bien avec les étudiants comme avec le personnel administratif et les enseignants. Ces actions ont pour objet de promouvoir l’égalité dans l’ensemble de l’institution.
La deuxième mission a pour objet le harcèlement sexuel plus spécifiquement, incluant les discriminations subies par la communauté LGBT. Cette cellule reste indépendante de l’administration et gère la violence depuis le sexisme ordinaire, jusqu’à les délits de harcèlement et les crimes de viol. La cellule est composée de 8 spécialistes, dont des praticiens (psychologues et psychiatres) et du personnel administratif. Plus spécifiquement, elle gère les dossiers des procédures disciplinaires internes, mais aussi des procédures externes devant la loi si la victime le souhaite et le dossier porte suffisamment d’évidence. À niveau disciplinaire, seul le directeur Frédéric Mion peut entreprendre des sanctions vis-à-vis des élèves. D’autres instances se spécialisent dans les sanctions vis-à-vis des enseignants et du personnel administratif. En matière pénale, la cellule peut constituer un appui et de l’accompagnement mais ne peut pas déposer plainte : cette responsabilité revient à la victime sauf cas exceptionnel qui nuise profondément l’institution ou son image.

Séance de questions

Question: En cas d’une situation en dehors du campus, qu’elles procédures suivre ?
Réponse : La cellule accompagne toutes les victimes, que les faits se passent à l’intérieur ou à l’extérieur du campus. Selon la nature des faits, plusieurs démarches hors-SciencesPo peuvent être envisagées
Viol : il est recommandé de se diriger directement au commissariat pour poser plainte et poursuivre les examens medico-légaux. Ces examens ne sont juridiquement valides que si demandés par le commissariat et faits dans les 72h suivant les faits. Il ne faut donc pas aller à l’hôpital ni attendre pour porter plainte. Il est aussi recommandé d’y aller avec une personne de confiance.
Délit : les délais ne sont pas aussi urgents. Il est possible de porter plainte à tout moment et des examens communs des médecins traitants constituent une preuve suffisante.
Il faut savoir qu’il y à toujours un expert sur les violences sexuelles dans les commissariats à Poitiers ainsi que un service d’interprétation pour les ressortissants étrangers. Porter plainte est important : statistiquement les plaintes déposées ne forment qu’une fraction des cas et cela a un effet négatif sur le combat contre les violences sexuelles.

Question : Il n’y a pas du personnel formé à Poitiers, la seule option de soutient se retrouve-t-elle à Paris ?
Réponse : À niveau du campus, des partenariats avec la CHU et l’inclusion d’un pôle santé dans les nouvelles installations vise à offrir un soutient psychologique continu. Les membres de la cellule peuvent se déplacer si besoin, ou encore, déplacer l’élève à Paris si souhaité. Dans le cas des stages et des 3A, il y a aussi l’option des entrevues Skype. Dans tous les cas, le soutient juridique, psychologique et psychiatrique est donné périodiquement : chaque deux jours ou chaque deux semaines selon le diagnostic et la volonté de la victime.

 

Question : Qui juge du besoin ou non des mesures disciplinaires ?
Réponse : Si le témoignage d’un délit a suffisamment d’éléments pour le considérer grave, la cellule à obligation d’informer le directeur. Il n’y a pourtant aucune mesure concrète sans le consentement de la victime. Si le directeur juge que les éléments du dossier sont suffisamment importants, alors il peut demander une enquête et déterminer les mesures disciplinaires à prendre. L’ensemble de cette procédure part toutefois du principe d’innocence afin d’éviter n’importe qu’elle fausse accusation.

Habitat III: relevancia y desafíos

Hábitat III es como se conoce la Conferencia de las Naciones Unidas sobre Vivienda y Desarrollo Urbano Sostenible. Es una iniciativa de la ONU, conducida por ONU-Hábitat y respaldada por un gran número de actores internacionales, como la Campaña Urbana Mundial. Esta conferencia tiene por objetivo el fortalecer el compromiso político global a favor del desarrollo sostenible de los pueblos, ciudades y asentamientos urbanos en general. La Nueva Agenda Urbana, presentada al final de la conferencia, es una estrategia global en torno a la urbanización.

¿Qué es la Nueva Agenda Urbana?

La nueva agenda urbana es el producto final del análisis de Hábitat III. En ella se especifica cuáles son las prioridades a seguir en cuanto al desarrollo urbanístico. Esta agenda busca dar una base para políticas y estrategias que se extenderán por los próximos veinte años, las cuales deben también respetar los acuerdos hechos en la COP21, en Paris. La agenda ofrece una serie de orientaciones a los gobiernos, a las autoridades regionales, a la sociedad civil y a los organismos internacionales.

¿Quién participa? ¿Por qué?

La conferencia acoge una gran variedad de actores, miembros de comunidades locales, representantes de la sociedad civil y jefes de Estado. Se busca que el conjunto de la comunidad internacional tome conciencia y pueda evaluar eficazmente los problemas derivados de las tendencias actuales de urbanización, como la pobreza, la calidad de vida y la degradación ambiental, entre otros temas.

¿Por qué es importante esta conferencia?

Hábitat III tiene la difícil tarea de estudiar y exponer las implicaciones del crecimiento urbanístico acelerado. En efecto, la población de las ciudades es superior a la del campo a nivel mundial desde 2009. A pesar de componer menos del 10% del planeta, las ciudades consumen más del 70% de la energía mundial. Además, los mayores niveles de desigualdad y de hábitat precario se presentan al interior de las urbes y aumentan rápidamente. Esto constituye un desafío importante en cuanto al desarrollo sostenible, la calidad de vida y la vivienda. Hábitat III ofrece un foro de discusión que permite organizar y jerarquizar las prioridades relativas al desarrollo urbano.

¿Cuáles son los principales temas abordados?

El desarrollo sostenible es uno de los pilares del evento. Dada la multiplicación de definiciones del “desarrollo sostenible”, uno de los objetivos de Hábitat III es coordinar y estructurar el concepto. Esto incluye temas económicos y sociales, además del uso de recursos naturales. Se busca construir un nuevo acuerdo internacional que sustituya el acuerdo de Kyoto y sirva de base para acuerdos futuros sobre el cambio climático.

El segundo gran desafío concierne la erradicación de la pobreza. Considerando que gran parte de los Objetivos de Desarrollo del Milenio (ODM) están relacionados con la salud en áreas urbanas, Hábitat III presenta la posibilidad de tratar desarrollo y urbanización de forma complementaria y recíproca.

Otros temas destacados son la seguridad en zonas urbanas, la equidad en el contexto de la globalización, la promoción del desarrollo democrático y el respeto a los Derechos Humanos.

¿Cuál es la relación de Hábitat III y América Latina?

La conferencia se dio en Quito, Ecuador, del 17 al 20 de Octubre. Quito fue reconocida por liderar el desarrollo de planes para la adaptación al cambio climático, además de presentar una estrategia de desarrollo centrado en la vivienda y la calidad de vida. Ésto, junto con el éxito de la preservación del casco histórico, hicieron de Quito la primera urbe declarada patrimonio de la humanidad por la UNESCO.

El hecho de celebrar un evento de esta magnitud en América Latina es una forma de reconocer los avances y desafíos del continente. En efecto, la Nueva Agenda Urbana presenta las visiones de América Latina, lo que genera nuevas formas de compromiso sobre el desarrollo sostenible. Problemas como la desigualdad de contaminación entre los países industrializados y los países en vías de desarrollo encuentran una forma de expresarse gracias a esta decisión.

 

Les droits des homosexuels et le Mexique

Le 5 Mai 2016, le président du Mexique annonce un projet de loi à niveau fédéral : le mariage pour tous. Sans être encore une réalité, cette déclaration suscite une vague de mobilisations au sein de la société mexicaine. Depuis, des prises de positions polarisées, des revendications des minorités et nombreuses manifestations, aussi bien à faveur que contre le projet de loi, constituent les moteurs du débat. Ce débat illustre une situation des droits du collectif LGBT du moins particulière.

 

            Le mariage pour tous n’est pas une question nouvelle au Mexique. Bien au contraire, le sujet se retrouve au centre de plusieurs discours politiques et dix états, dont Ciudad de Mexico, Jalisco et Michoacan, bénéficient déjà de procédures légales permettant le mariage homosexuel. De plus, l’ensemble du Mexique reconnaît, au niveau légal, les mariages ou unions civiles effectués dans d’autres jurisprudences. Ceci suppose que n’importe qui bénéficie de ce statut légal en dehors du Mexique conserve le statut à l’intérieur du pays. Depuis ce point de vue, le Mexique paraît assez ouvert par rapport à d’autres pays du continent latino-américain, dans lesquels l’homosexualité est passible de prison. Il y a donc bien une protection des droits du collectif gay que place le Mexique comme un candidat légal plutôt ouvert envers ce projet de loi.

 

            Pourtant, la réalité pratique se distingue nettement des discours politiques. La discrimination envers les homosexuels reste accablante avec une moyenne de 4 homicides par mois. Ces chiffres paraissent pourtant négligeables comparés aux estimations. La Comission Citoyenne contre les Crimes de Haine par Homophobie estime qu’environ trois crimes sur quatre ne sont pas dénoncés. De plus, le manque d’intérêt de la police et des institutions judiciaires garantit l’impunité dans 98% des cas menés en justice. Encore plus terrifiant, 11% des cas de discrimination constituent de menaces et des extorsions de part de la police et des fonctionnaires publics selon une étude réalisée par l’UAM. Les lois de protection du collectif LGBT paraissent alors être des mots vides, incapables de garantir le respect des droits reconnus au niveau fédéral.

 

            Cette forte discrimination a niveau institutionnel n’est malheureusement qu’un reflet d’une société fermée sur des idéologies traditionnelles. 71% des jeunes mexicains affirment ne pas vouloir des droits égaux entre hétérosexuels et homosexuels. À l’intérieur même des familles, le rejet d’un fils homosexuel atteint des niveaux alarmants avec une non-reconnaissance des cadavres homosexuels supérieure à 40%. Ce rejet est d’ailleurs encouragé par certaines institutions, particulièrement par l’Église catholique. En effet, cinq jours après le tremblement de terre au Chili, en 2010, l’évêque de León, Guanajuato, affirma que les catastrophes naturelles sont causées par la tolérance vis à vis des homosexuels. De propos semblables sont intégrés dans les médias et témoignent d’une réalité sociale extrêmement violente envers les homosexuels.

 

            Considérant ces données, la légalisation du mariage pour tous semble une réponse peu adaptée pour l’amélioration des droits des homosexuels. Certes, les instances légales constituent un pilier indiscutable de la société, mais elles ne sont utiles que si elles peuvent être appliquées. Ceci n’étant pas le cas, il faudrait peut-être s’interroger sur l’efficacité des moyens mis en place. Déjà, de nombreuses campagnes de sensibilisation sont menées à bout aussi bien par les gouvernements que par des organisations privées. La lente évolution de l’opinion publique indique une possible amélioration de la situation. Les sociétés prennent du temps à évoluer, mais les premiers pas ont été faits et les débats plus actuels concernant le mariage pour tous vont peut-être encourager la réflexion et l’action au sein de la société méxicaine.